Les Français réussissent leur entrée dans le tournoi (30/05/2008)

Logo du Tournoi de Qualification Olympique 2008

Ça fleurait bon le match piège, mais les Bleus ne sont pas tombés dedans. En ouverture du tournoi de qualification olympique, ils sont venus facilement à bout des Tunisiens (34-25). Une bonne entrée en matière donc, grâce notamment à une défense solide et agressive, un jeu de contre-attaque rapide et un Thierry Omeyer très affûté (12 arrêts).


A la fin de la rencontre, les coéquipiers d’Olivier Girault ont reconnu qu’il y avait une pression particulière sur leurs épaules avant le début du tournoi. C’est donc une satisfaction de voir qu’ils ont su se montrer sérieux et appliqués pendant presque tout le match. Comme souvent, une défense haute, asphyxiant les Tunisiens en première période, a été la base du succès. En attaque, les Français n’avaient pas de difficulté particulière à trouver la faille, emmenés en première mi-temps par Luc Abalo, toujours aussi percutant sur son aile droite (4 buts), puis en seconde par Joël Abati, qui excellait notamment aux jets de 7 mètres (6 buts dont 4 penaltys). Une mention spéciale également à Jérôme Fernandez. L’arrière français, avec ses cinq réalisations, a dépassé la barre des 1000 buts en sélection, un palier que seul Frédéric Volle avait franchi avant lui (1016 buts).

Les Français n’ont pas manqué leur premier rendez-vous sur la route vers Pékin. Mais c’était peut-être le plus facile. Aucune euphorie après la rencontre donc, car les joueurs de Claude Onesta savent qu’il reste deux matchs très compliqués à disputer. A commencer par le plus compliqué d’entre eux, la bataille, demain à 17h, face aux Espagnols.

Déclarations :

Nikola Karabatic : « Nous avons accompli un tiers du chemin. Nous avions beaucoup de pression. Nous avions à cœur de bien rentrer dans le tournoi car d’habitude nous débutons doucement nos compétitions. Ce soir on a voulu donné un signal fort, c’est le scénario idéal. On a fait un très bon match, mais maintenant il ne faut pas se reposer là-dessus car rien n’est fait. »

Olivier Girault : « Ca fait du bien de gagner car ça aurait pu être un match piège. Il y avait un peu d’appréhension, même si nous sommes favoris, car la Tunisie avait l’habitude de nous faire déjouer. Ce n’est jamais facile car eux n’avaient pas de pression alors que nous, oui. Cette victoire est une première étape. Maintenant c’est l’Espagne. Comme souvent, ce sera physique et ce sont des petits riens qui feront la différence. »